L'histoire du groupe....







Le groupe Nice Art est né en fin 86 début 87 à Paris. Ariane, Dominique, Jean et Lily, les trois mousquetaires du pochoir (ils sont quatre), ont écumé les murs de Paris et de la banlieue sud avant d'aller s'essayer dans le Midi, à Nice, Toulon et Carpentras.... entre autres... La composition du groupe a évolué au fil du temps ....Ils ont été rejoints par BOMBYX.  Puis Jean est parti à Nantes, Lily à Lyon en passant par Marseille, Arlette puis  Xavier ont rejoint le groupe pour de nouvelles aventures.




De gauche à droite, Jean, D.D., Ariane et Lily.
 


Comment on en est venus au pochoir?

Comme beaucoup d'autres pochoiristes, par la photographie : nous nous promenions dans Paris, et jour après jour des pochoirs nouveaux apparaissaient, et disparaissaient au gré d'Olga... C'était enivrant... Un vent de liberté soufflait sur Paris. Un jour on a franchi le pas et on a commencé à bomber nos pochoirs dans les rues.


Pourquoi Nice Art?

Parce que c'est Nice, et que le pochoir est de l'Art!
Mais aussi parce que les quatre venaient de Nice et que le patois niçois d'appelle le Nissart...


Belleville, fin des années 80 : on ose la couleur :
Très vite, après des débuts monochromes, Nice Art a osé la couleur  : les premières fresques de grenouilles multicolores, de sternes, de perroquets et de gazelles bondissantes sont apparues sur les murs condamnés du quartier de Belleville, alors en pleine démolition-reconstruction. 



A la fin des années 80, entre immeubles détruits, immeubles murés et
 squats, le quartier de Belleville vivait au jour le jour.  Les gens essayaient de vivre normalement entre les grues et les gravats.









1987 : A l'étage d'un immeuble muré deux petits vieux refusent de sortir, de peur de'être définitivement expulsés... Tous les jours ils descendent un panier en osier avec une corde, que les voisins remplissent de bouteilles d'eau, de ain et de quelques provisions. Les petits vieux hissent péniblement le panier, tout en papotant avec les gens de la rue


 
 Rue des Mûriers, des sternes multicolores prennent leur envol...  avant que le mur ne soit recouvert de dizaines de grenouilles.







 

Les murs  étaient autant de toiles vierges pour les pochoiristes, que les pelleteuses ravivaient
 semaine après semaine!  



Notre premier pochoir :

 Quelle émotion! C'était un soir froid et humide, rue Lignier dans le XX°. L'histoire a failli s'arrêter là, puisqu'au premier bombage un car de Police a tourné au coin de la rue... Belle frayeur retrospective. Mais la chance est avec les débutants, et nous avons fini la soirée place de la Réunion, avec des marteaux facétieux et des yeux cachés derrière des murs de briques.



 
Puis un dinosaure et des ammonites sont venus s'incruster et se fossiliser dans les murs du XX°.




Sur ces premières oevres, le Logo Nice Art  n'existait pas encore : nous avons mis un certain temps pour le trouver.
 
  
  
 


Mai 1987 : Nice Art sort des murs à Paliss'Art...
 

Après des mois de bombages nocturnes intensifs, le groupe rencontre les artistes de Paliss'Art le 24 mai 1987 rue David D'Angers et participe à sa première action collective (sans y être vraiment invité.... bien entendu...).  
C'est l'occasion de rencontrer d'autres groupes, d'autres peintres, et de rencontrer des photographes qui écumaient les rues de Paris et constituaient une banque d'images colossale.



 



















Octobre 1987 : SAINT ETIENNE


C'est au festival du livre de St Etienne (Allez les Verts...) que nous avons rencontré les pochoiristes au cours d'une mémorable performance sur des toiles tendues sur des cadres : Blek et Miss Tic qui nous ont laissé bomber avec eux et nous ont branché sur des plans pochoirs.


Passage Delaunay

C'est dans ce passage du XI° que nous allions essayer nos bombages et que nous avons tourné avec FR3. Tous les pochoiristes s'y donnaient R.V. et les photographes silonnaient quotidiennement le quartier pour rafraîchir leurs banques de données. Puis les pelleteuses sont arrivées, et les pans de murs ont commencé à s'effondrer, grignotées par l'inexorable urbanisation du XI°. Ironie du sort... Passage Delaunay s'est construit un immense lycée, le Lycée Technique Dorian.
























Commentaire amer d'un artiste du passage Delaunay...


 

×