Gainsbourg, une maison musée 5 bis rue de Verneuil

5 bis rue de Verneuil, dans le 7°, 30 juin 2008.

Un quartier calme, endormi. Des touristes se promènent, studieux, un guide à la main. Les facades des hotels particuliers sont claires, dans les tons crème. Tout est cossu et harmonieux.

 

 

 

Dans cette rue tranquille, la maison de Gainsbourg, c'est comme un coup de poing...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est là, au n° 5bis  que Gainsbourg est mort, le 2 mars 1991.

Des couches de graffitis, de stickers, de tags et de pochoirs barbouillent la façade jusqu'à la corniche. Les inscription au feutre, au tippex, gravées dans l'enduit s'étalent sur le mur, la grille, les fenêtres grillagées. Il y a des bouteilles vides, des fleurs, des paquets de gitanes glissés entre les grilles.

C'est dissonant, c'st moche, ça fait grincer des dents... Mais ça ne laisse pas indifférent...

 

 

 

 

Tous les taggeurs et pochoiristes du monde y ont laissé leur griffe, noyée sous les bombes (de peinture). C'est un vrai inventaire à la Prévert. On y trouve des portaits, des paroles de chansons, mais aussi un peu n'importe quoi... des colliers, ds chouchous, des poupées, des guirlandes de noël... et même une guitare peinturlurée.

 

 

 

Devant la maison, des touristes s'arrêtent : ils filment, photographient, déchiffrent les inscriptions, admirent l'immense marronnier qui couvre la maison de son ombre épaisse et puis s'en vont.

 

 

 

 Encore un mur palimpseste.... jour après jour les inscriptions s'effaces, disparaissent, les collages s'arrachent, d'autres viennent les recouvrir.


géante... l'animation vidéo sur les graffitis du mur... http://www.zebulle.fr/g1z/


Vingt ans déja...

 

Le 2 mars 2011, pour les vingt ans de la disparition de Serge Gainsbourg , tous les fans s'étaient donnés rendez-vous devant le 5 bis avec des pochoirs, des feutres, des bombes de peinture, des bouteilles et de la musique.... Il fait doux, la nuit est belle. Deux "artistes de Rue" jouent tout doucement de l'accordéon adossés à une fenêtre.

On y danse la Javanaise, on se parle, on colle, on chante aussi, et on se fabrique des souvenirs....

Ambiance!

 Yarps, Pedro, nous (les Nice Art), lers timbrées on s'est donnés rendez-vous pour coller et ajouter quelques couches de peinture sur la façade. Le lendemain, Jeremica est venu coller une immense peinture.

  

 


Juin 2011, petit crachin et grosses averses sur la rue de Verneuil. On remarque un Space Invader, avec des lunettes noires, un peu du pochoir de Yarps et du dessin de Sfar. Sur le côté un pochoir de Obey. Je colle un 33 tour et quelques portraits.